Alors que la dette continue d’augmenter, l’austérité et les hausses d’impôts sont déjà prévues par M. Sarkozy s’il était réélu.

Publié le par carolineadomo

 

Les artifices de communication de M. Sarkozy et de son gouvernement ne changent rien à la réalité : fin 2011, la France a battu le record absolu de l’endettement public avec un taux de 85,8% de dette par rapport au PIB, contre 82,3% fin 2010.

Cette triste performance est le résultat de dix ans de mauvaise gestion, de cadeaux fiscaux totalement inefficaces et injustes consentis aux plus fortunés et à certains grands groupes et d’absence de politique économique et de stratégie industrielle capable de faire redémarrer la croissance.

Il y a encore dix ans, la France était dans le carré de tête des pays européens. Tous les indicateurs montrent qu’elle se situe aujourd’hui plutôt au milieu du peloton. Le résultat de cinq années de sarkozysme, c’est le déclassement de la France.

Quant au taux de prélèvement obligatoire, il progresse de 1,3 point en 2011, pour s’établir à 43,8% du PIB, sous l’effet des hausses d’impôts (+7,8%) décidées par ce gouvernement.

Et malgré toutes les tentatives pour cacher la réalité, l’austérité et le matraquage fiscal vont continuer.

M. Sarkozy vient d’annoncer que la facture des quatre premières années de son second mandat s’élèverait à 115 milliards. 

Cela représente tout d’abord 75 milliards d’euros d’austérité et de réduction des dépenses, c’est-à-dire la continuation des fermetures de classes pour nos enfants, de la réduction des moyens de l’hôpital public, de la baisse des crédits alloués à la politique de l’emploi, des réductions d’effectifs dans la police et la justice. Cela veut dire aussi l’aggravation de la situation des banlieues et des territoires ruraux qui seront plus que jamais abandonnés. Cela signifie la mise sous pression des collectivités territoriales qui devront abandonner les politiques d’aménagement du territoire, de soutien aux entreprises, de financement du sport ou de la culture qui permettent aujourd’hui de pallier le désengagement de l’Etat. C’est une véritable saignée qui se prépare.

Il annonce aussi 40 milliards de hausses d’impôts en laissant croire que 32 milliards seraient déjà votés. Certes, les impôts ont été massivement augmentés en 2011, mais comme ces hausses ont déjà eu lieu, elles ne produiront pas de recettes supplémentaires pour les années à venir. Seuls 17,7 milliards de hausse sont déjà prévues. D’où viendront les 22 milliards de hausse restants ? Hausse supplémentaire de la TVA ? Augmentation de la CSG ? Déficit non réduit ? Les Français ont le droit de savoir.

22 milliards à la charge des Français : ce sera, outre l’austérité massive, le coup de bambou fiscal du sarkozysme si le président était réélu.
Par le Parti Socialiste
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