La valse des nominations continue dans l'enseignement supérieur !

Publié le par carolineadomo

 

 

Nicolas Sarkozy avait promis en janvier dernier de suspendre les nominations à la tête des établissements publics jusqu'à l'élection présidentielle.

 

Pourtant, comme en témoignent les récents mouvements au sein de la recherche et de l'enseignement supérieur, les exceptions sont devenues la règle. Une fois de plus, Nicolas Sarkozy ne respecte pas ses engagements.

 

Hier, le conseil des ministres a entériné la décision de nommer Roger Genet comme directeur général pour la recherche et l’innovation alors même qu’il a été nommé Président de l’Irstea (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture) il y a moins de trois semaines. Quelle est la légitimité d'un directeur général nommé dans de telles conditions ?

 

De même, un nouveau directeur de l’Ecole Normale Supérieure de Paris devrait être nommé sous peu, après une procédure expéditive, le poste étant vacant à la suite de la nomination du titulaire actuel à la tête de la fondation « Paris sciences et lettres ». La communauté enseignante de l’Ecole Normale Supérieure est d’ailleurs mobilisée pour obtenir la mise en place d’un comité d’étude des candidatures.

 

Après un quinquennat de nominations peu transparentes et parfois scandaleuses, il est temps de mettre fin à l'arbitraire. François Hollande s’est engagé à augmenter les pouvoirs d’initiative et de contrôle du Parlement pour que plus aucune nomination ne soit marquée du sceau de l’arbitraire ni ne relève du fait du prince. Dans l'immédiat, le Parti Socialiste demande qu'en cette fin de mandat, le Président de la République applique, comme il s'y était engagé, un moratoire des nominations pour les postes importants.

 

 

 

 

Par Bertrand Monthubert, Secrétaire national à la recherche et à l'enseignement supérieur

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