Sarkozy : Président des privilèges et candidat de la manipulation.

Publié le par carolineadomo

 

Dans une interview simultanée à l’Est Républicain, à Vosges Matin et au Républicain Lorrain, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois tenté d’engager une polémique dénuée de tout fondement en accusant les collectivités territoriales d’être responsables de sa propre incurie.

 

Ces accusations ne résistent pas à la réalité des faits. Les collectivités locales représentent 10% de l’endettement public, l’extrême majorité de la dette française relève de l’Etat. Quant à la crise, la Cour des Comptes a évalué son impact à seulement un tiers de la dette de l’Etat contre deux tiers à la mauvaise gestion de Nicolas Sarkozy. Cela peut sans doute déplaire au candidat-sortant, mais il est comptable de son bilan et, en matière d’endettement public, celui-ci se solde par une facture de 612 milliards d’euros que les contribuables français devront payer.

 

Ce sont des orientations aussi inconséquentes qu’inefficaces qui expliquent le niveau de notre dette. La règle absurde du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a mis en péril l’action publique. Ce risque a été bien loin de compenser l’ensemble des largesses octroyées aux plus favorisés des Français. Nicolas Sarkozy a exigé et organisé un vaste système de démantèlement des taxes sur les très hauts  revenus et sur les capitaux les plus importants. Et il fait payer la facture aux classes moyennes et populaires à travers les hausses successives de la TVA, sans que cela puisse compenser l’ensemble des privilèges dont il a fait bénéficier ses amis du Fouquet’s.

 

En outre, déclarer comme il l’a fait, que les régions ont augmenté leur dépense « en dix ans sans avoir acquis de compétences nouvelles » relève purement et simplement du mensonge. Un mensonge dont il a pleinement conscience puisqu’il était lui-même ministre de l’Intérieur lorsque l’acte II de la décentralisation engagé par Jean-Pierre Raffarin a accru considérablement en 2004 les compétences des régions.

 

Enfin, Nicolas Sarkozy tente de lancer une polémique sur les vices-Présidences que comptent les intercommunalités de Lille et de Rouen présidées respectivement par Martine Aubry et par Laurent Fabius. Ces affirmations fausses relèvent de la basse manipulation politicienne et ne positionnent pas Nicolas Sarkozy au niveau d’un président de la République, au niveau des difficultés que rencontrent les Français et au niveau de l’enjeu de cette élection pour l’avenir de la France face à la crise de la dette. Il devrait avoir honte d’évoquer de tels arguments, lui qui s’est augmenté son propre salaire de 140% et, au lendemain de son élection, qui a fait passer le budget de l’Elysée de 30 à 100 millions d’euros, lui qui s’est doté d’un avion de 176 millions d’euros, et qui s’est fait financer par le contribuable français une nuit d’hôtel au Sommet du G20 de Cannes pour un montant de 37 000 euros la nuit ! Nicolas Sarkozy ferait mieux de balayer devant sa porte et devrait réfléchir à deux fois avant de tenir de tels arguments qui en réalité l’accablent.

 

 

 

 

 

Par Bruno Le Roux, Equipe de campagne de François Hollande

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