Un fossé entre Nicolas Sarkozy et les Français.

Publié le par carolineadomo

 

 

Nicolas Sarkozy a confirmé hier soir avec nervosité qu'il a du mal a accepter la contradiction et le dialogue avec les citoyens.


Tout au long de l'émission le fossé s'est creusé entre la réalité d'un bilan que vivent les Français et un candidat sortant enfermé dans ses certitudes. 


On lui parle du pouvoir d'achat, il répond : "De qui se moque-t-on ? ",  pour justifier l'inertie face à la hausse de l'essence, alors que François Hollande propose d'agir. 


On lui parle des cambriolages et des violences, il explique que sa politique de sécurité est une réussite. 


On lui fait remarquer les motivations électorales du sauvetage de l'usine Lejaby d'Yssingeaux, il va chercher l'exemple d'Alstom en 2004, alors que 400 000 emplois industriels ont été supprimés depuis 2007. 


On lui parle de la dépendance et de la maladie d'Alzheimer, il justifie l'inaction, alors que les familles et les personnes âgées attendaient des solutions.


Le symbole de la Tartufferie a été la proposition de taxer les exilés fiscaux, venant d'un candidat sortant dont tout le mandat a été marqué par l'injustice fiscale et qui, le 1er mars dernier, justifiait l'exil fiscal pour combattre la proposition de François Hollande sur la tranche supérieure à 75%.


Nicolas Sarkozy se convertit ainsi à l'amendement proposé par Jérôme Cahuzac, amendement vigoureusement combattu par l'UMP, sur ordre de Nicolas Sarkozy. Cette conversion est suffisamment tardive pour que cette proposition n'ait plus aucune chance d'être votée.

 

 

 

 

Par Delphine Batho, Equipe de campagne de François Hollande

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